26 juillet 2015

Même les massacres ne donnent pas lieu aux fêtes

(poème ourdou d'Ahmed Faraz traduit par Hidayat Hussain) L’on nous demande de trouver un consolateur Lorsque aucun pacte, aucune promesse ne s'honore Dans aucun coin de la ville sans défense Nul cœur, nul giron ne s'offre   N’avez-vous pas vu que sur les platanes jadis verts Se sont réduits en débris les feuilles, les fruits? Où aller chercher un vol de beaux oiseaux En prisons se sont transformés les nids   Le jardin est devenu un tas de brindilles Dépouillées de leurs parures sont les palmeraies Les oiseaux... [Lire la suite]
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22 mai 2011

Le`recueil de traductions de la poésie ourdou "Ce soir oppressant n'en finit pas de finir"est paru

  Ce soir oppressant n'en finit pas de finir - Le Pakistan raconté par ses poètes Hidayat HUSSAIN  Preface de Michel Boivin, chercheur au CNRSISBN : 9782756320526Nb de pages : 172 prix en librairie : 14.5 €genre : Poésieparution : 5/2011Achat par correspondance :14.5 €  + port 3 € Achat par  Vous pouvez commander par Amazon. fr http://www.amazon.fr/soir-oppressant-nen-finit-finir/dp/2756320528/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1305913341&sr=8-1   Une presentation... [Lire la suite]
21 mars 2011

La goualante du dernier homme

Poème inspiré par les assassinats de militants nationalistes et d'intellectuels baloutches  perpetrés par les forces de l'ordre pakistanaises (Iftikhar Arif traduit par Hidayat Hussain)  Les courtisans du roi sont satisfaits que  Pendent aux murailles de la ville  La tête tranchée, les bras en l’air  Ceux qui tenaient haut la tête  Les lamentations du peuple furent  noyées dans le vacarme des trompettes  Le capital de la patience fut épuisé par  le désarroi  de la prière... [Lire la suite]
18 mars 2011

Poème écrit dans une saison de peur

Poeme d’Iftikhar Arif traduit de l’ourdou par Hidayat Hussain     Les oisillons qui voulaient essayer leurs ailes Mesurer les contours des vents Craignent désormais de retourner à leurs nids Qui sait que quel trappeur veut expérimenter quel filet Quelles fleurs souhaite-t-il  faire éclore sur quelles branches Les prédateurs aveugles comme leur conscience Ne connaissant rien à la dignité Et quand les gibiers ne font pas défaut Veulent priver de voix les branches vivantes Veulent grand ouvrir les... [Lire la suite]
31 août 2010

Lakhtaï

Ces garçons imberbes qui gagnent leur vie en dansant dans les fêtes de mariage dans les régions pachtounes du Pakistan (Poème d’Ahmed Faraz traduit par Hidayat Hussain) Scintillent les clinquants, Sur les mèches à demi coupées. Palpitent les couches de fard, Sur les joues rugueuses. Crépitent comme la lampe au crématoire, Les yeux sur un visage froid inanimé. Le tressaillement simulé D’un corps las, On dirait la courbature d’une vieille branche. La... [Lire la suite]