Poeme d’Iftikhar Arif traduit de l’ourdou par Hidayat Hussain

 

peur_et_desolation

 

Les oisillons qui voulaient essayer leurs ailes

Mesurer les contours des vents

Craignent désormais de retourner à leurs nids

Qui sait que quel trappeur veut expérimenter quel filet

Quelles fleurs souhaite-t-il  faire éclore sur quelles branches

Les prédateurs aveugles comme leur conscience

Ne connaissant rien à la dignité

Et quand les gibiers ne font pas défaut

Veulent priver de voix les branches vivantes

Veulent grand ouvrir les portes à tous les excès

O mon dieu ! Je t’invoque au nom des champs apeurés

Au nom des branches en attente de chants

Vivement de la protection pour ceux qui prennent leur élan !

Vivement une saison de bon augure !